Aerographe

L’aérographe (pistolet à peinture) est un procédé d’exécution que j’affectionne particulièrement. Il me permet de créer des aplats et des nuancés presque parfaits. Les  encres et aquarelles se travaillent au mieux tandis que les peintures à solvants plus épaisses seront diluées au préalable.

Bien que mécanique, c’est l’un des modes de représentation les plus ancestraux: les hommes de la préhistoire crachaient déjà les pigments de roche humidifiée à travers des tubes afin de les projeter sur les parois. Lors de son apparition fin du 19ième siècle, il fut grandement critiqué de par sa méthode d’application. Les artistes ne voyaient là aucun mode « artistique » de production car l’outil n’entrait jamais en contact avec le support.

Le monde qui nous entoure n’est constitué que de dégradés de couleurs. Grâce à eux, nous pouvons percevoir les volumes et les profondeurs de champs visuels. L’aérographe se prête donc aisément au mode de représentation dit « hyperréaliste ». Pour cela j’utilise des pochoirs afin de délimiter des zones de couleur nettes. Comme son nom l’indique, l’hyperréalisme consiste à reproduire la réalité de manière photographique sur toile ou support lisse.

 Les peintures qui suivent sont traitées en format dit « raisin », soit 50×65 cm. En dessous de ces dimensions, l’aérographe devient un outil chirurgical, ne pardonnant aucun faux mouvement. En effet, les « loupés » sont extrêmement difficiles à camoufler avec cet appareil.

   
Bouteilles de champagne « JPG »            Affiche de concert « Noked »

    
Sea Song                                                                                        Éclat de mer

Tete de mort aerographe       
Profondeur de champs

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